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Combos photographie, pêche, trekking

Les approches des animaux dans le nord sont assez simples en prenant son temps

Si vous êtes comme moi, j’adore; la pêche, la photo, le trekking, la découverte, la navigation et l’observation. Si vous hésitez à vous embarquer pour une semaine de photographie ou de pêche ou de trekking, vous devriez penser à combiner vos activités préférées. Tout est possible, il suffit de demander et nous vous accommoderons pour une semaine sur mesure. Le fait demeure, on peut planifier les activités mais pas les journées où auront lieu ces activités. Ça, ça se décide le matin même! Quand les Icebergs sont visibles de la rive et que la mer est calme, on y va! Il pleut, parfait pour la pêche. Il vente trop pour la pêche, on va faire un peu de randonnée de découverte, etc. Pour chacune de ces activités, il y a quelqu’un pour vous accompagner. L’équipe est multidisciplinaire et très au fait des opportunités intéressantes.

vous pourriez accoster sur une des îles pour faire de la photo ou de l’ornithologie.

La pourvoirie dispose d’équipements de pêche pour les clients

Il est aussi possible de se joindre à un autre groupe qui planifie une activité qui vous intéresse. Si par exemple, un groupe de pêcheurs projette de se rendre taquiner l’omble chevalier autour des îles Birds ou Ducks, qui sont à plus ou moins une heure de navigation, ils doivent impérativement y aller à deux embarcations. L’une d’elle pourrait bien être la vôtre et plutôt que d’aller pêcher, vous pourriez accoster sur une des îles pour faire de la photo ou de l’ornithologie. Ou encore vous faire débarquer le temps d’une marée. Ça s’appelle de l’arrangement ou de l’opportunisme. Nous sommes très ouverts à toutes ces formes d’arrangements et en profitons à chaque fois que c’est possible.

Les restes de la banquise sont des oeuvres éphémères

Un autre exemple que j’ai vécu l’été dernier est celui de gens qui voulaient voir la banquise de plus près. D’autres voulaient aller à la pêche. Nous sommes partis à deux embarcations dans le même secteur et l’une d’elles s’est concentrée sur la banquise pendant que l’autre patrouillait les bancs de poissons. Tout le monde s’est réuni, bien ancré à un gros bloc de glace pour le repas de mi-journée. Nous nous sommes laissés dériver ainsi sur quatre kilomètres en regardant le spectacle et en écoutant des histoires de pêche, phoques, oiseaux, glaces… Un dîner sur la banquise est toujours rassembleur.

Le cuisinier lui y va de sa découverte d’un nouveau banc de moules qu’il vous servira en apéro.

Le soir au souper, qui est toujours communautaire, les histoires de la journée se racontent. Les trekkers y vont de leurs découvertes du territoire, des artefacts et ossement, pistes diverses et bêtes observées, les photographes pleurent d’avoir manqué telle photo mais jubilent d’avoir réussi telle autre qu’ils ne croyaient jamais pouvoir faire de leur vie. Les pêcheurs font goûter à tous le fruit de leur pêche et y vont des techniques utilisées, de la limpidité de l’eau, des gros poissons perdus… et attrapés, des dernières créations de mouches pour l’omble chevalier. Le cuisinier lui y va de sa découverte d’un nouveau banc de moules qu’il vous servira en apéro. Bref, les jours où plusieurs activités différentes se sont pratiquées font des soupers agités et je l’avoue, délicieux et très intéressants!

Les gens de Black Point

Johnny et Louisa May perpétuent la tradition de BlackPoint

Black Point est très peu habité et seulement deux mois par an, mais l’endroit est quand même habité. De juillet à la fin août, la Pointe de roches noires est le cadre de certaines activités humaines. Inuits et blancs se partagent harmonieusement cette portion de territoire. Il y a bien sûr la pourvoirie Inukshuk Lodge qui renaît de ses cendres depuis peu avec des activités de pêche, trekking et safaris photos mais il y a aussi (et surtout) un campement Inuit installé directement sur cette pointe noire. Il s’agit d’une famille Inuit qui vient y passer ses vacances estivales. Il y a longtemps, au cours d’une chasse avec son père, le chef de famille et légende du Nunavut, M. Johnny May, a identifié ce site qui présentait tous les paramètres nécessaires pour s’y installer; eau profonde et baie abritée pour ancrer les bateaux, potentiellement un bon endroit pour la pêche, grand terrain plat pouvant servir de piste d’aviation et eau potable. Il en fit son quartier d’été.

Les marées ryhtment la vie de la famille

Depuis, ce lieu se veut le site de la rencontre familiale annuelle. Au pic des vacances, on peut y compter près d’une trentaine de personnes et quelques chiens. La plupart y viennent en avion et d’autres en bateau. Ils en profitent pour faire le plein de poissons et de gibier, l’endroit se prête bien à ça il faut le dire. Des filets pour la capture de l’omble chevalier sont installés et visités quotidiennement, les jours calmes servent à chasser le phoque en mer et un peu de chasse aux petits gibiers dans la toundra représentent l’ensemble des activités de prélèvement. Ce qui peut par contre être le plus important dans ces activités est peut-être les rapprochements familiaux. Les pères enseignent le maniement des armes à feu et la pêche à leurs enfants ou petits enfants, les femmes font la démonstration aux plus jeunes des techniques d’apprêtage des viandes et poissons, le fumage et le séchage, bref, la vie telle qu’ils la vivaient avec leurs propres parents. C’est la perpétuation des coutumes.

En agrandissant, je me suis rendu compte que c’était une arme à feu. 

Alors que je regardais mes photos d’enfants jouant dans la toundra, j’ai remarqué que l’un d’eux transportait un objet long et mince. En agrandissant, je me suis rendu compte que c’était une arme à feu. Le jeune devait bien avoir une dizaine d’années et c’était lui qui était responsable de la sécurité du groupe. Il devait assurer la sécurité de ses camarades s’il voyait un ours polaire, à 10 ans! L’arme à feu n’est pas un jouet ni un objet tabou pour les Inuits, elle est nécessaire pour la survie et ils apprennent très tôt à s’en servir. Par la suite, j’ai remarqué que dans chacun des groupes d’enfants que j’ai vu jouer dans la toundra, il y en avait toujours un qui portait une arme. Les parents ne laisseraient pas les enfants s’éloigner du campement sans qu’il y en ait un d’armé.

En revenant au campement en fin de journée, mon regard est attiré par un bâton court, planté à la verticale. Je ne souviens pas de l’avoir vu là auparavant. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de bois à cet endroit. En m’approchant pour satisfaire ma curiosité, je tombe sur… des bâtons et balles de golf! Oui, les Inuits avaient joué au golf cette journée-là. Le terrain plat et la végétation courte forment un terrain fort acceptable, le bâton à la verticale indiquait un trou. Je l’admet, le terrain est propice mais je ne m’attendais pas à ça.

Il est toujours agréable et instructif d’avoir la visite au camp d’un ou d’une des membres de la famille. Leurs histoires me donnent toujours le goût d’en entendre une autre, je suis inlassable. Dans ces histoires il est des choses vraiment incroyables comme cet homme à demi-fou retrouvé après deux mois perdu dans la toundra, l’atterissage forcé de Johnny et sa fille qui s’est soldé sans blessure aucune mais qui s’est terminé par un rapatriement du petit avion par hélicoptère jusqu’à Kuujjuaq. L’avion qui coule après que la glace ait cédé, le flotteur perdu en plein vol, les chiens de traîneaux morts et le retour pénible dans la neige de Johnny et son père, la tradition annuelle du « Candy drop ». Je vous conseille fortement de visionner l’excellent film « Les ailes de Johnny May » disponible en téléchargement sur le site de l’ONF. Il résume bien la vie de cet homme et de sa famille et il décrit très bien l’ambiance du Nunavut.

Avec toute cette histoire, Black Point pourrait être considéré un jour comme un site patrimonial du territoire que je n’en serais pas surpris.    

L’aventure du Grand Nord

L’été 2018 fut très tardif, la neige était encore présente fin juin

Qu’on le veuille ou non, l’Ungava c’est l’aventure. Pour le comprendre, il ne faut que quelques instants. Rien de ce qui était prévu n’arrive comme prévu. Il faut être très ouvert d’esprit et être prêt aux changements, aux adaptations. C’est pour cette raison que l’horaire de la semaine que je propose reste un horaire souple. Les jours prévus peuvent (et seront) intervertis selon les impondérables. Et, il y en a tout le temps! La marée, les conditions météorologiques, la faune, un intérêt insoupçonné avant le départ ou les opportunités imprévues (il y en a tout le temps). Cette notion d’adaptation bien intégrée, le voyage sera merveilleux quoi qu’il arrive.

Une fois les pieds au sol, c’est l’heure de l’Ungava qui s’installe; « Ungava time » comme on dit. On a beau prévoir tout ce qu’on veut faire, on ne peut pas prévoir quand on va le faire. Si par exemple, le plan de match pour la journée est de faire un trek de plus ou moins 10km afin de faire le survol d’un lieu. S’il se présentait un ours qui s’affaire à manger un phoque fraichement capturé, il ne faudrait pas en vouloir aux trekkers de s’attarder le temps qu’il faut pour en profiter et de couper le survol de moitié. Un autre exemple serait de tomber sur une bande de renardeaux qui se chamaillent à l’entrée de leur terrier alors qu’on avait prévu se rendre à l’embouchure d’une petite rivière plus loin. Quand l’opportunité se présente, on laisse tomber un peu la planification pour profiter de l’instant. Et ceci arrive presque tout le temps!

La brume s’invite parfois quand on ne s’y attend pas…

L’aventure c’est aussi tout ce qui peut arriver à chaque sortie. Lorsqu’on largue les amarres du zodiac par exemple, il est impératif d’avoir à bord tout ce qu’il faut en cas de retard important. Nourriture, vêtements de rechange et kit de survie. En débarquant sur une île ou à l’embouchure d’une rivière, c’est l’imprévu qui prend toute la place. Bien que la majorité des sorties soient tranquilles et se déroulent sans problèmes, il faut toujours avoir en tête que les conditions météorologiques peuvent nous jouer des tours. Et ces conditions, elles changent rapidement! On pense débarquer pour quelques heures et voilà que le vent ou la brume s’en mêlent et qu’on doivent y passer les douze heures des basses et hautes marées. Qu’à cela ne tienne, bien équipé pour ce genre d’imprévu, cela nous donne l’opportunité de bien vivre avec le lieu, de mieux le comprendre et le connaître. Ces quelques heures supplémentaires pourraient même être le point fort de la semaine.

Bref, il n’y a pas de place pour le vide dans nos sacs!

Les équipements de survie sont un kit obligatoire…

De même au départ d’un trek pour la journée, il faut prévoir un kit de survie et de la nourriture pour un peu plus longtemps que le trek prévu. Bien sûr, toutes les sorties, en mer comme sur terre, sont faites avec au moins l’équipement de base; arme, kit de survie, fusées de signalisation, radios et gps. Ça c’est non négociable. Mais il faut aussi un peu de nourriture riche en protéine en plus de ce qu’on apporte pour la journée. Bref, il n’y a pas de place pour le vide dans nos sacs!

Avec cette notion de prévention de l’imprévu en tête, nous ne sommes jamais pris au dépourvu et ne mettons jamais notre vie en danger; Ungava time, il ne faut pas l’oublier. Le pire serait de vouloir être à un certain endroit à un certain moment prédéterminé. J’ai fait à quelques reprises des expéditions en duo ou en solo sans lien avec l’extérieur et jamais je n’avais d’horaire à respecter. Je crois que c’est là le grand secret de la longévité dans le nord. Défiez la nature et vous ne vivrez pas vieux. Vivez en harmonie avec elle et vous en serez émerveillé durant longtemps! On est fatigué, on s’arrête. On est en forme, on continue. On va être en retard… on le sera!

Photographier la faune de baie d’Ungava

Les avantages du début de la saison

Le début de saison est un moment propice pour observer la faune de la baie d’Ungava. Les insectes piqueurs sont encore sous forme de larves et toute la faune est occupée à la reproduction donc très active. Constituée en partie de migrateurs et de sédentaires, elle est abondante et diversifiée.  Évidemment les sédentaires ont le côté exotique qui fait la particularité de la région. On ne voit ces espèces que dans cette région. Les bêtes au pelage blanc, aux plumes blanches. Les bêtes qui adaptent leur couleur à leur environnement blanc dix mois par année. Mis à part ces dix mois blancs de neige, les deux qui restent sont vitaux pour toutes les espèces. Les mammifères mettent bas, les oeufs des oiseaux se développent et les poissons retournent à la mer. Tout ceci doit passer inaperçu sinon, c’est l’extinction. Dans un univers de pierres, de lichens et de mousses, les bêtes n’ont pas d’autre choix que de s’y fondre. Les renards blancs en hiver deviennent couleur de roches en été. Il en va de même pour les lièvres, les belettes et les lagopèdes. Ils se fondent parfaitement avec leur environnement et ceci, en même temps. La synchronisation est parfaite!

Les migrateurs eux se pressent de trouver un ou une partenaire et un lieu tranquille ou isolé pour fonder leur famille. J’ai bien écrit « isolé » mais il faut comprendre qu’une île rocheuse où les nids se touchent presque doit être considérée comme un endroit isolé et tranquille. Même si il a des milliers d’oiseaux sur cette île et que le bruit intense du piaillement remplit l’atmosphère, c’est un endroit où les prédateurs n’ont théoriquement pas accès. L’endroit est donc considéré comme isolé et tranquille.

Pour trouver la faune, la recherche, l’affût, les rencontres par hasard, tous les moyens sont bons! L’ingrédient essentiel est le temps.

Renard argenté sur la toundra

Ma technique de recherche, c’est le trekking pour trouver les terriers de renards, repères des ours, loups ou lièvres. Je note sur mon gps les endroits de mes rencontres et les lieux à fort potentiel et les endroits où j’ai repéré plusieurs pistes. J’observe aussi beaucoup pour tenter de comprendre leurs agissements. Sont-ils de passage seulement ou résident-ils dans les environs? Sont-ils en chasse? Et si oui, ils chassent quoi? Pour la faune ailée c’est la même chose mis à part les îles aux oiseaux et les falaises qui sont toujours les mêmes année après année. Ces longues journées d’observation se transforment en points sur une carte, puis en trajets. J’en fais un ou des trajets d’une journée qui relient les endroits où j’ai fait des rencontres ou bien où il y a un bon potentiel. Je prends aussi soin de laisser quelques espaces de temps pour l’exploration de nouveaux secteurs.

Renard arctique de retour au terrier

Le scénario parfait pour des photos de bêtes dans leur comportement naturel.

Pour peu qu’on soit bien équipé, la marche est relativement facile. Il faut contourner les terrains humides et rester sur le roc ou le gravier. Les journées sont longues, très longues (environ 20 heures) et on a le temps. Une fois un animal intéressant trouvé, on note les coordonnées sur un GPS pour y retourner plus tard ou pour partager notre trouvaille, puis un grand plaisir commence; l’observation!

Toutes les bêtes que j’ai croisées m’ont regardé avec curiosité, puis se sont remises à leur occupation première. Le scénario parfait pour des photos de bêtes dans leur comportement naturel. Même au terrier, le renard se fiche de la présence du photographe, en autant que ce dernier respecte une certaine distance. La faune de l’Ungava du printemps se prête très bien aux shootings photos.

Lièvre arctique qui profite des jeunes pousses vertes

Le printemps est aussi le moment où l’on découvre les signes de l’activité hivernale et printanière récente. Des ossements, des nids de lemmings, les plumes ou poils de la dernière mue, des coquilles d’œufs fraîchement éclos. La neige est encore présente par endroits. Des plaques blanches sur lesquelles il est généralement possible de marcher. Puis, le temps faisant son œuvre, apparaissent les premiers signes de croissance de la végétation. Je reviendrai ultérieurement dans un autre texte sur l’explosion florale particulière de ce coin de pays.

Pêche au Nunavik, Nord du Québec

Pêche de l’omble Chevalier arctique à la mouche

Épisode 2/2, écrit par Colin McKeown

Lorsque nous arrivons sur les lieux de pêche comme le bord des îles, nous sortons notre matériel de pêche.  Ici, vous avez besoin d’apporter du matériel adapté à la pêche en eau salée et aussi à la puissance de ces poissons qui n’abandonnent jamais. Notre équipement de prédilection est une canne d’Action rapide de 9 pieds pour ligne 8 à 9 équipé d’un moulinet avec une bobine large. Assurez-vous d’avoir une longueur de backing suffisant de 50 livres car soyez sûr que les ombles chevaliers mettront votre matériel à rude épreuve avec leurs puissants rushes. Le frein de votre moulinet devra aussi être à la hauteur et la bobine large vous sera d’un grand secours quand il faudra rentrer la soie lorsque le poisson décidera de revenir vers vous.

Canne de 9 pieds avec un moulinet avec large bobine

Ma soie favorite est la RIO InTouch Sinktip 600 grains 24 pieds de tête

Les soies utilisées sont soies calantes ou flottantes avec une longue pointe calante voire ultra-calante. Les deux fonctionnent pourvu que l’indice de descente soit de 5 pouces/seconde ou plus. Ma soie favorite est la RIO InTouch Sinktip 600 grains 24 pieds de tête. Cette soie est très facile à lancer même dans le vent violent et surtout descend extrêmement vite.

Vous n’aurez pas besoin de long bas de ligne. En effet, un bout de 6 pieds de mono ou fluoro carbon de 1x ou 2x fera l’affaire. Vous utiliserez une puissance d’au moins 15 livres car votre bas de ligne sera très sollicité par les attaques des ombles chevaliers, les longs combats et le frottement sur les rochers. Les mouches que l’on utilise sont des streamers ou un gros wolly bugger olive. Le lodge saura vous conseiller sur le matériel et les mouches à prendre avec vous. Les guides ont toujours avec eux leurs boîtes de mouches.

Un renard arctique en route pour chasser

Il est toujours difficile dans un court article de décrire ce qui rend si spéciale et unique une destination. Une faune et une flore qui nous émerveillent tout autant que la couleur cristalline de l’eau font que venir pêcher au Nunavik à Inukshuk lodge est une expérience inoubliable. Si vous avez une liste de chose à faire avant de mourir, vous devez absolument y inscrire ce lieu car c’est un des derniers endroits sauvages où la nature est préservée.

Pêche au Nunavik, Nord du Québec

Pêche de l’omble Chevalier arctique à la mouche

Épisode 1/2, écrit par Colin McKeown

Cette saison nous avons visité un des lodges qui est incontestablement dans notre top 5 des lieux où nous avons eu le plaisir de pêcher. Il s’agit d’Inukshuk Lodge au Nunavik. Acquis par Paul Ostiguy de Montréal, ce lodge est unique car il est installé directement sur la Baie d’Ungava au lieudit Black Point dans le Québec du nord. Le sentiment qui nous reste de ce voyage est le mot « Surnaturel ». Il est, à ce jour, un de nos voyages les plus excitant et fascinant. Lancer des mouches pour combattre toute la journée des ombles chevaliers arctiques d’en moyenne 10-14 livres, au milieu de phoques, guillemots d’ours blancs ou des baleines est une expérience exceptionnelle que propose cette destination.

Pitsic, Artic char traditionnellement séché au vent par les Inuits

4 heures après avoir quitté Montréal, vous pourrez pêcher sur le bord de la Baie d’Ungava.

Le voyage commence par voler vers Montréal pour attraper un vol intérieur qui mène à Kuujjuaq, capital administrative du Nunavik. Cette ville Nordique en terre inuit prend son essor et s’ouvre au tourisme en développant ses caractéristiques de l’héritage culturel et linguistique, l’art et l’histoire, aussi bien que des vêtements traditionnels et des outils. Vous êtes maintenant au cœur des terres ancestrales des Inuits et vous atteindrez après un court vol de 45 minutes la piste de Black Point. 4 heures après avoir quitté Montréal, vous pourrez pêcher sur le bord de la Baie d’Ungava.

Truite de mer de la baie d’Ungava

Il y a trois espèces de poissons que vous pourrez lors de votre voyage à Inukshuk Lodge, l’omble chevalier arctique anadrome, L’omble de fontaine anadrome, et le saumon atlantique. Nous sommes venus ici pour le célèbre l’omble chevalier arctique anadrome ou Ippalupik (inuktituk) qui remonte de début aout à septembre dans les rivières autour du camp pour aller pondre dans les lacs. Nous sommes venus pour la première semaine d’août quand ils se nourrissent dans les petites baies ou autour des ilets de crevettes et de lançons. Il s’agit de poisson qui peuvent atteindre le poids de 30 livres et dont le poids moyen est de 10 à 12 livres. Gorgés d’énergie iodée, ils sont extrêmement puissants et n’abandonnent jamais le combat. Le plus gros des spécimens que nous avons capturés était de 22 livres. Nous avons pu aussi capturer quelques truites de mer et vu des saumons qui chassaient des bancs de lançons.