Time lapse

Time lapse

Le time lapse offre des effets spectaculaires

Marée basse au campement

 

Certains sujets et certains moments sont difficiles à rendre à l’aide de la photographie. Les marées, l’éclosion de la flore printanière, le mouvement des nuages, etc. Bien que la video soit une belle porte de sortie, le time lapse est une opportunité souvent plus avantageuse. Une marée par exemple dure six heures. La prise video demandera donc que la caméra soit en fonction tout au long du phénomène. Le résultat sera une bande video très lourde qu’il faudra accélérer. La technique demandera aussi beaucoup d’énergie aux piles et une énorme quantité de mémoire. La technique du time lapse elle, se distinguera de la video par son économie de mémoire et de piles. De plus, elle permettra de retravailler chacune des photos au besoin. Elle est aussi très simple à réaliser avec un logiciel souvent gratuit et à l’aide d’un ordinateur qui n’a pas besoin d’être un monstre de performance. En voyage, toutes ces choses prennent beaucoup d’importance.

Des marées de l’ordre de 40 pieds offre des spectacles lunaires

Le time lapse permettra de reproduire cette impression de fluidité et de puissance mieux qu’une photo 

Cette technique du time lapse atteint le sommet de sa pertinence dans un endroit comme la baie d’Ungava. Elle pourra être utilisée pour mieux illustrer que la photo des phénomènes comme les grandes marées. Quinze mètres de marée, ça sort de l’ordinaire quand même! Aux endroits où la berge s’allonge au large, il est impressionnant de voir ces champs de roches immensément grands. À l’inverse, il est tout aussi impressionnant de les voir se faire inonder en quelques heures. Le time lapse permettra de reproduire cette impression de fluidité et de puissance mieux qu’une photo. Le changement de paysage aussi sera impressionnant à voir, ce que une photo ne permet pas. Un coucher et un lever de soleil sur une même bande video d’une trentaine de secondes vous impressionnera probablement. Du moins, avec les nuits particulières de l’endroit, ça vaut la peine de l’essayer.

L’été au nord du pays est très illuminé mais aussi très rapidement passé. Trois bonnes semaines et voilà que les signes de l’automne se font déjà sentir. La nature doit accélérer le pas et il n’y a pas de place pour le retard. Les plantes se développent donc vraiment rapidement. Il est très possible de voir à l’oeil nu à quel point la floraison a changé entre le matin et le soir. Les petits grandissent rapidement et pour cause, ils sont nourris près de vingt heures par jour! Tout ceci se prête à merveille à la prise de vue en mode time lapse. On braque la caméra sur un futur massif floral, on ajuste les paramètres des prises de vue et voilà. La journée peut se passer sur l’eau avec les Icebergs et au retour, les plantes pourraient être toutes sorties. Il ne reste qu’à assembler le tout le soir au camp. Même chose pour la marée, pour le défilement des nuages sur la toundra ou l’éclosion des oeufs d’un lagopède ou les oisillons au nid ou encore un terrier de renard (ce qu’on peut faire sans déranger le cours naturel des choses). Le tout est de bien assurer la caméra. Une boîte imperméable, une housse, tous les trucs sont bons pour y arriver. La météo étant plutôt imprévisible, il ne faut surtout pas laisser une caméra sans protection pour toute une journée. Ah oui, aucun danger de se faire voler le matériel si ça peut vous rassurer.

Il est toujours possible d’utiliser son appareil photo mais dans les cas où l’on doit laisser l’appareil pendant de longues heures, je préfère utiliser une caméra spécifiquement conçue pour le time lapse. On peut en trouver quelques modèles bien adaptés pour une utilisation extérieur avec une boîte de protection transparente et étanche. Ces caméras n’auront jamais la définition d’images de votre reflex, mais il sera intact même après plusieurs jours dehors aux intempéries. Et le montage video final sera tout-à-fait présentable, assez du moins pour vous aider à mieux visualiser certains phénomènes particuliers qui passent inaperçus parce qu’ils sont trop longs. Il est aussi possible avec une de ces caméras de filmer les trois semaines de l’été. Elles sont fabriquées pour les développements de longues durées. Il s’agit d’un projet personnel pour 2019!

Certains modèles offrent une résolution acceptable et des capteurs de 12, 16, 20 ou 24mp qui donnent un bon résultat.

Personnellement j’utilise un boîtier DSLR pour les time lapse de courte durée comme par exemple dans le cas où je passe le temps d’une marée sur une île remplie d’oiseaux. J’utilise parallèlement un autre boîtier pour faire les photos d’individus, de comportement ou d’action. Le time lapse de la première caméra me donnera un bon aperçu du mouvement général de la vie sur l’île et de son changement d’aspect selon les marées. Dans les cas du mouvement du soleil qui passe du jours à la nuit, puis l’inverse. Ces prises de vue se font à un moment où je dors et je n’ai pas le contrôle de la caméra. S’il advenait une pluie ou un très fort vent, ou même un ours curieux, je ne pourrais pas réagir. J’utilise donc pour ces moments une caméra de chasse qui est bâtie pour les intempéries. Certains modèles offrent une résolution acceptable et des capteurs de 12, 16, 20 ou 24mp qui donnent un bon résultat. Qui plus est, ces caméras peuvent être installées de façon à capturer une bête de passage (leur objectif premier) en photo ou en video. Les caprices de la météo n’ont pas d’effet sur ces caméras. Elles sont le meilleur moyen de surveiller un terrier ou un nid en se déclenchant par le mouvement. Même la nuit, un flash à led donne des videos ou photos plutôt surprenantes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :